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Rencontre autour des professions de Conseil : les soft skills en question(s)

Soft Skills : entre inné et acquis, comment les développer ?

 

François Humblot, directeur associé de Grant Alexander, a participé le 8 novembre 2017 à une table ronde organisée par Consult’in France, le syndicat professionnel des métiers du Conseil en Stratégie et Management, dans le cadre de la publication du baromètre des achats de Conseil. Son thème : les soft skills.

 

Les soft skills, ce sont toutes les compétences comportementales/humaines d’un individu, par opposition aux hard skills, qui définit les compétences techniques/académiques.

François Humblot intervenait à cette table ronde en sa qualité d’expert du recrutement des professions du Conseil pour apporter son regard sur l’importance des soft skills en général et dans les profils des consultants en particulier.

 

Comment les évaluer, quelles sont-elles, et peut-on les faire progresser ?

Contrairement aux hard skills, qui sont des compétences techniques mesurables, il est complexe de définir les compétences comportementales, tant leur champ est vaste. Il faut en réalité distinguer les qualités personnelles innées des compétences comportementales que l’on acquiert au fil de la vie.

Il est important d’identifier cet ensemble de qualités humaines afin de les valoriser individuellement et collectivement au service de la performance de l’entreprise. Ecoute, empathie, gestion du stress, créativité, adaptabilité, intelligence émotionnelle, audace, etc. sont autant de facettes des qualités comportementales qu’il convient de cerner et de développer.

Nous sommes tous en capacité d’accroître nos soft skills à tout âge de la vie, même si cette démarche est plus évidente pour certains tempéraments que pour d’autres.

Les qualités personnelles se forgent et s’enrichissent au fil du temps : éducation reçue dans l’enfance, expérimentation de la collectivité, de l’effort et de la créativité en tant qu’étudiant ou membre d’associations sportives ou culturelles, etc. Elles constituent le socle de notre capacité d’évolution en matière de soft skills. Car la nécessité de se former volontairement au cours de sa vie professionnelle est devenue maintenant une évidence. Et les outils de formation se démocratisent avec le e-learning qui permet au plus grand nombre de développer des compétences qu’on ne cherchait auparavant à optimiser que chez les managers.

Prendre la parole en public, augmenter sa force de conviction, forger son assertivité, développer sa pensée critique, son empathie ou sa confiance, ne s’apprend pas comme des savoirs techniques. Mais cela se travaille. Et c’est une excellente nouvelle !

 

« Les soft skills, ce sont toutes les qualités comportementales d’un individu :

  • personnelles (créativité, leadership, influence,…),

  • interactionnelles (sens de l’écoute, fluidité relationnelle, empathie, facilités de communication,…),

  • situationnelles (rapidité et pertinence d’analyse, aisance en différents contextes, adaptabilité,…),

  • et un certain état d’esprit, fait notamment d’engagement et de rigueur dans le travail.

C’est un ensemble de qualités communes et nécessaires à tous les métiers, au-delà des compétences professionnelles pures. Les soft skills sont de plus en plus indispensables dans un monde du travail où plus personne ne peut se contenter d’être un expert technique dans sa partie. » – François Humblot

 

– Novembre 2017 –