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Le management de transition peut-il contribuer à la performance sociale, sociétale et environnementale des entreprises ?

Maîtrise des ressources, nouvelles énergies, relocalisation de la production, économie circulaire, décarbonation, quête de sens des jeunes actifs… les enjeux sociétaux que doivent prendre en compte les organisations sont déjà nombreux.

 

Et, au regard des constats actuels et des prévisions, il est certain qu’à plus ou moins courte échéance, ils vont devenir de plus en plus prégnants pour les entreprises, potentiellement à l’origine de véritables ruptures, leur imposant d’adapter en profondeur leurs stratégies. Dans ce contexte, quel rôle les managers de transition peuvent-ils jouer ?

 

 

Dans quel contexte évoluent les entreprises aujourd’hui ?

Comme le démontre le dernier rapport sur les risques mondiaux du Word Economic Forum, notre civilisation, et donc l’économie mondiale et les entreprises, sont exposées à de nombreux risques majeurs. Les plus importants en termes d’impact négatif et de probabilité sont les dangers liés aux pandémies et au dérèglement climatique.

Par exemple, d’après Carbone 4, cabinet de conseil indépendant spécialisé dans la stratégie bas carbone, l‘augmentation de la température moyenne par rapport à l’ère préindustrielle de +5°C en 2100 (probable compte tenu de la trajectoire actuelle) aurait pour conséquence en France, dès 2050 : +40 jours de vagues de chaleur par an, des T° estivales 4°C plus élevées en moyenne, -20 à -30% de ressources en eau des nappes phréatiques, 50% des forêts soumises à un risque élevé de feu, +15% de jours de fortes précipitations.

 

Quelles sont les répercussions de ces risques sur les entreprises ?

Les divers risques signalés par le Word Economic Forum provoquent déjà de nombreuses répercussions sur les entreprises, et notamment :

  • La progression de l’exigence des marchés des particuliers, des collectivités et des entreprises en termes d’environnement, d’éthique sociale, et d’impact sociétal (exemple : le succès de l’alimentation bio)
  • La perturbation des activités des entreprises par les crises écologiques, sanitaires à répétition, comme celle que nous vivons aujourd’hui
  • La fragilisation des employés par ces crises avec un degré d’anxiété plus fort
  • La montée de l’exigence RSE des candidats et la quête de sens au travail, chez les jeunes en particulier (si une entreprise veut attirer et garder les meilleurs talents, elle doit faire preuve d’un véritable engagement RSE. Le greenwashing ne fonctionne plus)
  • La montée en charge de la finance à impact (exemple : BlackRock, plus grand fonds financier mondial qui exige des entreprises dans lesquels il investit des engagements et des résultats positifs pour la société) et des réglementations concernant le reporting extra-financier. Ce mouvement progresse actuellement auprès des investisseurs
  • La montée en puissance de la règlementation pour préserver l’environnement, le personnel des entreprises et les consommateurs

Prenons par exemple les répercussions de l’engagement pris dans le cadre des accords de la COP21 par la France sur la neutralité carbone en 2050, pour les entreprises du secteur automobile. Les principaux types de motorisation des véhicules en Union Européenne qui sont encore le diesel et l’essence seront remplacées par des motorisations hybrides, à batterie électrique, au biogaz ou à pile à combustible à horizon 2030. Mais cette évolution, pourtant drastique, est insuffisante. En effet, environ 20% des émissions à gaz à effet de serre (GES), causes du dérèglement climatique, proviennent de la fabrication des véhicules. De plus, les motorisations hybrides ne règlent pas le problème de l’utilisation d’énergies fossiles, sources de GES et le bilan écologique de la voiture électrique est négatif (utilisation de métaux rares, production d’électricité source de GES et de pollution…). Les projets d’évolution en cours dans cette industrie ne sont donc pas encore à la hauteur des engagements politiques de la COP21. Il faut donc encore s’attendre à d’autres bouleversements dans ce secteur, comme dans d’autres.

En conclusion, que ce soit pour la décarbonation de leurs activités ou pour relever tous les autres challenges environnementaux, sociaux et sociétaux, les entreprises sont confrontées à des enjeux majeurs. Le chantier est vaste pour aider les entreprises à conduire ces transformations et adaptations nécessaires et ainsi leur permettre de passer de la performance uniquement économique à la performance globale.

 

Quelle implication du management de transition ?

Dans cette transformation positive, le management à impact prend une place grandissante et les managers de transition ont, de par leur profil et la nature même de leur mission, un rôle important à jouer. La profession reste pourtant, aujourd’hui encore, peu impliquée dans la mise en place de solutions spécifiquement « à impact » au sein des entreprises.

Pourquoi ?

  • Les entreprises ont insuffisamment pris en compte ces risques et sont donc relativement peu passées à l’action
  • La profession du management de transition n’a pratiquement pas d’offre structurée pour répondre à ces besoins
  • Les causes du manque d’intérêt pour ces enjeux sont liées à plusieurs « incohérences humaines » comme le « bug humain », les biais cognitifs et la non-adaptation du système de valeurs dominant au contexte actuel. En résumé, la majorité des êtres humains n’ont pas encore développé les comportements adaptés aux risques menaçant notre société

Pour faire bouger les lignes, plusieurs actions sont possibles : sensibilisation à ces risques, vulgarisation des problématiques, souvent complexes (comme par exemple le dérèglement climatique), développement de la conscience de soi et de ses actes, et développement d’une offre de service adaptée à ces enjeux, c’est-à-dire le management de transition à impact social, sociétal et environnemental.

Et pour les managers de transition : un passage à l’acte notamment via de la formation sur le développement durable, pour pouvoir sensibiliser, donner l’exemple, influencer au sein des entreprises.

 

Qu’est-ce que le management de transition à impact ?

D’après l’association IMWI, collectif de managers de transition à impact, le Management de Transition à Impact (MTI) consiste à améliorer de façon mesurable les organisations sur le plans social, sociétal ou environnemental, tout en renforçant leur performance économique et leur résilience.

Les missions de management de transition à impact sont variées. Il peut par exemple s’agir de missions :

  • Business Development pour repositionner une PME du secteur automobile traditionnel sur des marchés décarbonés porteurs : voitures à batteries électriques, bornes de recharge électrique, véhicules à pile à combustible, ferroviaire
  • Supply Chain d’évaluation et d’amélioration de la performance environnementale, sociale, sociétale et économique de fournisseurs asiatiques
  • Direction Générale de transformation de la culture d’une entreprise, permettant de libérer les énergies, avec des impacts positifs en termes de sécurité du personnel, gestion des déchets, augmentation du chiffre d’affaires…
  • Finance : développement du reporting extra-financier

Depuis 2 ans, la prise en compte de la performance globale progresse dans les Entreprises de Management de Transition. Les missions comportant des volets « à impact » se développent également. L’activité management de transition de Grant Alexander, qui réalise déjà ce type de missions, structure aujourd’hui son offre de Management de Transition à Impact, pour être en totale cohérence avec son ADN et son projet d’entreprise.

 

Grant Alexander, acteur engagé dans la RSE, prépare sa labellisation ISO 26000

La RSE s’inscrit au cœur du projet d’entreprise de Grant Alexander, et ce depuis sa création. Dirigeants et équipes sont engagés depuis de nombreuses années, à travers des initiatives variées sur les différents volets sociaux, sociétaux et environnementaux.

En septembre 2020, le groupe a souhaité aller plus loin et structurer sa démarche RSE. Il a rejoint la communauté Lucie en vue d’obtenir, sur le quatrième trimestre 2021, la labellisation Lucie 26000 selon le référentiel ISO26000 (agence Lucie).

En savoir plus sur notre démarche RSE et nos actions 

 

« Ensemble, engageons-nous avec enthousiasme pour construire demain ! »

Henri Vidalinc

 

 

 

Cette synthèse a été réalisée à la suite de notre webinaire du 26 mars dernier animé par Rémy Longo, Directeur Associé au sein de Grant Alexander – Executive Interim, sur le thème du management de transition à impact. Un grand merci à Didier Douziech, manager de transition et co-fondateur d’IMWI (www.imwi.io) pour son intervention et son engagement !